Eloge de la déchéance
Éloge de la déchéance
Comme une ombre je m’aventure,
Comme un péché je m’abandonne,
Comme une femme d’envergure,
Dans ce silence qui
raisonne.
Comme ce manque d’assurance,
Comme une routine désertique,
Comme le vide dans
son errance,
Devant cette ombre
pathétique.
Comme le temps brûle
le dupe,
Comme le bien est dérisoire,
Comme difficile sera
la chute
D’un esprit en plein
désespoir.
Comme une nuit qui
tourne en rond,
Comme une question
non désirée,
Comme de l’or et la
toison,
As-tu deviné qui j’étais?
Comme une force
solitaire,
Comme une passion en
le voyant,
Comme ce désir éphémère
Qui vit en moi, me
possédant,
Comme le temps nous
est compté
Comme il faut bien,
comme j’ai compris,
Comme nous sommes
tous condamnés,
L’histoire enchaîne
les âmes meurtries…
Éloge de la déchéance
Qui tôt ou tard vous
désoriente.
Comme la nuit
parfois me hante

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